Enveloppe pixabay.com/
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Suite à l’intervention d’une dame à l’émission Vision 2000 à l’écoute du populaire journaliste Valery Numa, le mercredi 21 janvier 2015, vous accusant de s’emparer de sa maison après qu’elle vous a donné autorisation comme avocat de déguerpir des locataires récalcitrants de sa propriété. Je me permets de vous écrire afin de vous exiger, en tant que citoyen de la société civile et jeune qui vous admire, des explications.

D’emblée, je dois vous dire que certains noms dans votre secteur m’auraient laissé de marbre en écoutant de telle accusation. Mais fort de mon admiration pour vous, je ne peux pas me permettre de continuer à vous écouter en me faisant des conjectures.

Un jour, après avoir écouté une interview  que vous avez donnée à la station que j’ai citée au début de ma lettre, j’ai décidé de lancer une recherche Google avec votre nom comme mot clé. J’ai été dirigé vers un article du journal Le Nouvelliste où l’auteur ne se tarit pas d’éloge en parlant de votre parcours. « Fils de pasteur protestant […] il [Me Samuel Madistin NDLR] dit être marqué par des procès mémorables. En particuliers, le cas d’un jeune agent de sécurité, blessé par balles dans le cadre de son travail et frappé depuis de cécité. Révoqué après son rétablissement, Me Madistin décide de prendre le cas et de supporter lui-même les frais de procédure », pouvais-je lire.

Ma stupéfaction était tellement grande, après avoir lié connaissance avec vous via ces lignes, que je suis resté pendant plus de dix minutes à réfléchir sans piper mot. Dans un pays où on attribue souvent  à vos confrères des épithètes qui ne sont pas toujours très tendre. Tomber sur un témoignage aussi vibrant que le vôtre m’a donné une lueur d’espoir qu’il y a encore des gens honnêtes sur qui je peux compter pour l’avenir de notre cher pays.

Depuis lors, seule l’ignorance peut me faire rater une de vos interventions dans les medias. Il suffit que votre nom apparaisse dans le titre d’un reportage pour que, toute affaire cessante, je me plonge dedans.

Me Madistin, j’ai toujours été impressionné de voir la vigueur avec laquelle vous défendez le peuple haïtien. A travers cette fougue, j’ai vu un homme qui fait des revendications des couches défavorisées les siennes. Vos différentes interventions dans les medias pour dénoncer la mauvaise gestion de l’administration Martelly en témoignent.

Je suis un jeune haïtien engagé qui lutte pour une vraie politique de valorisation de la jeunesse haïtienne dans toutes les sphères de décisions du pays. Quand j’ai appris que vous avez été le plus jeune parlementaire dans les deux chambres où vous aviez siégé comme parlementaire, le raffermissement de ma conviction dans cette lutte s’est passé au plus haut de son niveau.

Au nom de toute cette sympathie que je voue à ce leader politique que vous êtes, au titre de militant qui colle après votre titre d’avocat et de fait éventuel membre de la future équipe dirigeante du pays. Je crois fermement que vous comprendrez ma démarche et mon rôle en tant que citoyen de la société civile qui ne vise qu’à renforcer ma détermination comme jeune qui rêve d’un lendemain meilleur pour notre mère chérie qui est Haïti.

En me référant, de surcroit, à la lettre que vous avez adressée récemment au président du Sénat de la république, Dieuseul Simon Desras, en date du 25 septembre 2012, pour lui demander d’engager une enquête sur l’un de ses collègues, en l’occurrence Edwin Zeny, acte que vous avez soutenu en tant que citoyen et ancien parlementaire. Je m’autorise le droit de vous exiger des éclaircissements sur le dossier de cette femme qui vous a indexé de vouloir lui ravir son bien.

Croyant dans le grand esprit que vous avez toujours fait montre dans vos différentes interventions, je vous prie de croire, Me Samuel Madistin, en l’expression de ma plus haute admiration.

TWilney

 

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Wilney Taris
Communicateur social, Wilney Taris a vu le jour dans la région nord d’Haïti. Il travaille comme attaché de presse et donne sa collaboration à Mélodie FM, une station de radio de la capitale. A travers ce blog, il souhaite partager avec vous sa façon de voir les choses dans son pays Haïti, la première république nègre indépendante du monde. Dans ses billets, l’emphase est mise sur la vie sociale, toutefois il peut varier ses sujets selon ses caprices
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