Feu vert, credit photo Google
Feu vert, credit photo Google

En laissant mon bureau ce jeudi, j’ai failli voir de toutes les couleurs. Heureusement, il semble que Dieun’avait pas mis mon nom dans le cahier de ceux qui devraient le rejoindre dans l’au delà à la veille du jour de la commémoration de sa mort.

En direction de ma maison, je blaguais avec quelques amis sur la semaine Sainte. Je tenais à rappeler aux filles qu’elles doivent se mettre loin des hommes pour ce vendredi Saint. Car, on raconte toujours ici, que quiconque commet l’impertinence de se lancer dans des activités sexuelles le jour de la mort de Jésus, entraine derrière lui son malheur. Vous êtes en train de vous demander quel genre de malheur ? Rassurez-vous ! Je suis convaincu que vous n’avez pas été atteint par ce triste sort, sinon vous auriez déjà fait le BUZZ. Le malheur serait que les deux personnes, qui osent s’aventurer dans un acte sexuel le jour du vendredi saint, resteront comme jumeaux siamois après. Si je peux me permettre de l’expliquer ainsi. Hormis ceux qui se sont mariés. Je dois vous le dire sincèrement, je n’ai pas encore fait l’expérience.

« Heureusement que le vendredi saint n’arrive qu’une seule fois par année » se réjouisse une de mes amie. Dans un élan de rire qui semble ne pas atteindre notre conducteur, notre véhicule s’arrête brusquement et j’entends le freinage d’autres voitures.

C’est la panique totale ! Notre conducteur se dégage rapidement de son siège pour prendre à partie les autres conducteurs. « Où avez-vous appris à conduire, vous n’avez pas vu que c’est moi qui avais le vert » ? L’autre rétorque en demandant à notre conducteur « où avez-vous laissé vos yeux, espèce de crétin » ? Ils se lancent dans de vifs échanges en défendant la même cause : le feu vert. Finalement quelqu’un élève la voix pour nous signaler que les feux ne restent qu’au vert dans les deux sens. Et on a vite compris que les feux étaient tombés en panne.

J’aurais dû y penser, la fois dernière j’ai vécu la même chose. Sauf qu’ils étaient arrêtés au rouge, donc il y avait moins de danger. S’exclame un des conducteurs.

Nul ne sait en cette fraction de seconde combien de personnes auraient pu perdre leur vie. Donc, on peut tout reprocher aux feux installés sur les routes, mais ils nous permettent au moins de savoir quand nous devons nous arrêter et d’éviter d’éventuelles collusions fatales.

Suite à cette expérience, une idée me vient à l’esprit. Celle d’allumer mes feux sur la société afin de lui en éviter certaines dérives qui peuvent blesser aussi grave qu’un accident de voiture. D’où, l’arrivée de  ma prochaine rubrique: « Feu vert ! ».

Trop souvent, il y a tellement de bonnes actions qui ne font pas long feu dans la société alors qu’elles méritaient le feu vert. Un feu vert pour dire bravo et rester sur la même lancé. Comme c’est le cas pour cette animatrice haïtienne qui vient de remporter le prix de la meilleure journaliste culturelle. Ce prix lui a été décerné pour son support dans la promotion de la beauté haïtienne. Wisline Louissaint, tu as mon feu vert.

 

Wisline Louissaint, Journaliste culturelle
Wisline Louissaint, Journaliste culturelle

 

Mais, il ne faut pas oublier les gens qui, à travers leurs actions et leurs déclarations, veulent franchir la ligne rouge. A ces derniers je crois qu’il faut les faire voir la lumière rouge pour leur dire d’arrêter.

Pas de carton rouge ! Nous voulons seulement qu’ils prennent conscience et arrêter. Ils peuvent toujours rester sur le terrain mais pas d’anti jeu.

En attendant le lancement officiel de la page « Feu vert ! » Je donne feu vert à cette initiative qui me permet d’avoir cet espace pour pouvoir m’exprimer en toute liberté. Mais aussi et surtout avoir un espace qui me permet de baigner dans des cultures très loin de chez moi.

Si aujourd’hui Salma me raconte que « Les camerounais sont enceintes et fiers de l’être » comme certains de mes compatriotes qui croient encore qu’un « gros ventre » est synonyme de bacha, si  David peut me parler des poltrons de l’armée malienne, si Axelle et Myrlene arrivent à me faire vivre à la Guadeloupe ( De basse terre jusqu’à la soufriere ) sans y avoir mis les pieds mêmes dans un rêve, il faut que j’accorde le feu vert à toute l’équipe de mondo pour qu’elle puisse aller à l’allure d’une étoile filante. Mondoblog tu peux filer et continuer de nous donner la voix pour exprimer vivement nos quartiers (pour répéter Ziad dans le spot de promotion sur RFI), continuer à nous ouvre la voie pour franchir certaines barrières de ce monde et voir le monde autrement que celui qu’on nous présente au quotidien par  voie de presse.

Hey ! Toi aussi tu as mon feu vert ! Puisque tu allies ta conscience à notre causerie pour donner ces 3 minutes de rêve tous les lundis aux mondoblogueurs.

Toi-même tu sais !

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Wilney Taris
Communicateur social, Wilney Taris a vu le jour dans la région nord d’Haïti. Il travaille comme attaché de presse et donne sa collaboration à Mélodie FM, une station de radio de la capitale. A travers ce blog, il souhaite partager avec vous sa façon de voir les choses dans son pays Haïti, la première république nègre indépendante du monde. Dans ses billets, l’emphase est mise sur la vie sociale, toutefois il peut varier ses sujets selon ses caprices
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